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Transamerica



Bree est une femme et on n’en doute pas une seule seconde même si il lui reste un petit détail à régler, une opération finale à mener bref un dernier bout du Stanley qu’elle a été à couper.
Sauf que juste avant son opération elle reçoit un coup de fil de son fils Toby (dont elle ignorait complètement l’existence) un jeune paumé qui a absolument besoin de se faire aider...
A son grand malheur sa psy l’oblige à prendre contact avec ce garçon...sous peine de lui refuser le droit à l’opération finale.
La confrontation des deux univers, celui de Toby (sexe, drogues et rêves de gloire en tant qu'acteur de pornos gays) et de celui de Bree (tailleurs assortis aux ongles, musique classique et solitude) se fera au cours d’une traversée de l’Amérique homérique.

Avec ce genre de scénario on aurait pu avoir une grosse comédie lourde ou un film bien chiant et bien compatissant (mon dieu tant de misère..) sauf que non, pas du tout ! !
Et ce en grande partie grâce à l’interprétation de Felicity Hoffmann qui est formidable et totalement métamorphosée (vous la connaissez surement pour son rôle de Lynette dans Desperate Housewives. Pour endosser le costume de Bree elle a notamment pris des cours pour faire la voix d’un homme qui fait la voix d’une femme...).
A mon avis une grande partie de l'alchimie subtile de ce film repose sur le fait que ce soit vraiment une femme qui joue le rôle de Bree ce qui donne une couleur plus juste aux choses.

La transsexualité n’est d’ailleurs pas le sujet de ce premier long métrage de Duncan Tucker, c’est surtout une histoire sur le bonheur, les relations humaines, l’Amérique... Hou là mais... ça pourrait être le thème de n’importe laquelle des daubes hollywoodiennes de ces dix dernières années en fait ! !
Sauf que là l’humour (noir) est omniprésent, et que là, les personnages sont cent fois plus subtils et riches que les caricatures que nous offre le cinéma hollywoodien et que la route de Bree et de Toby croise celle d’une kyrielle de personnages, des gentils, des abrutis, des salauds, un indien cow-boy, une famille texane assez spéciale (la mère m’a furieusement fait penser à Sylvia Fine ) bref un condensé de l’humanité sous toutes ses formes ou presque.


Par Maz0o, le 18 Mai 2006



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