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Tim Burton, un maître du cinéma fantastique



Timothy William Burton, né le 25 août 1958 en Californie.
Réalisateur, producteur et scénariste américain, excellent conteur et maître du fantastique.

Son univers
Tim Burton évolue dans un univers poétique et sombre inspiré d’Edgar Poe, de Vincent Price, du film Frankenstein et du cinéma expressionniste allemand, Murnau auteur de Nosferatu notamment. Des contes fantastiques aux héros difformes, effrayants mais attachants, parfois incarnés par des acteurs, parfois par des marionnettes ; un décor fantastique et souvent morbide. Toute une recette qui fait des films de Tim Burton de vrais chefs d’œuvre reconnaissable à sa patte.

Sa Signature
Un acteur fait partie intégrante de son œuvre : Johnny Depp
Un responsable de la musique : Danny Elfman.
La présence fréquente d’arbres tordus, d’épouvantails et de morts.
Les rayures noires et blanches ou les spirales au rendu effrayant.
Il aime les monstres effrayants mais sympathiques : Beetlejuice, Jack, le loup-garou, Frankenweenie, pingouin dans Batman…
Ses personnages principaux sont souvent des individus solitaires, excentriques, timides, en marge de la société, souvent pâles et distants.
Ses films commencent souvent par des flocons de neige la nuit.

Les films

 

1982 : Vincent
Réalisateur et scénariste de ce petit court métrage inspiré de Vincent Price, présenté sous forme de dessin animé, vous y trouverez déjà des similitudes avec ses plus grandes œuvres telles que Les Noces Funèbres ou Beetlejuice.
Très poétique et morbide, vous le trouverez dans les bonus du DVD de l’étrange noël de Mr Jack.
Synopsis
Vincent Malloy est un petit garçon de 7 ans, qui n'a qu'un seul rêve : être Vincent Price, acteur à la voix ténébreuse coutumier des films d'épouvante. C'est ainsi que sous son apparence d'enfant bien élevé, c'est un grand amateur de la littérature d'Edgar Allan Poe et rêve de transformer son chien en zombi, faire de sa tante une poupée de cire et délivrer son épouse, enterrée vivante.


 


1984 : Frankenweenie
Réalisateur et scénariste de ce petit court métrage inspiré de Frankenstein, présenté sous forme de film noir et blanc. Vous y retrouverez déjà certains aspects de ce qui fait l’ambiance et le décor de ses autres films.
Il se trouve aussi dans les bonus du DVD de l’étrange noël de Mr Jack.
Synopsis
Lorsque Sparky, le chien de Victor Frankenstein est renversé par une voiture, Victor est complètement désespéré. Il retrouve l’espoir lorsque, à l’école, son professeur de bio électrocute une grenouille morte pour la faire réagir. Victor trouve là une manière idéale de ramener son chien à la vie. Mais quand ses parents et ses voisins aperçoivent Sparky-le-ressuscité, le jeune garçon doit les convaincre qu’en dépit des apparences, Sparky est resté le même chien.

1986 : Pee-Wee Big Adventure (The Story of a Rebel and his Bike)
Réalisateur de cette comédie totalement décallée, Tim Burton nous offre un héro déjanté qui vit dans son univers et qui aurait pu inspiré le Mr Bean arrivé bien plus tard, du moins au niveau de certains traits du personnage. Des gadgets à gogo, un univers à part, un conte ayant un fou attachant et infantile pour héro.
Synopsis
Pee-Wee est un adulte qui ressemble en tout point à un enfant, sauf qu'il vit sans ses parents. Amoureux de sa bicyclette, il la couve et la protège de tout le monde, surtout de Francis qui veut se l'accaparer ! Un jour, la bicyclette de Pee-Wee disparaît...

 

1988 : Beetlejuice
Réalisateur, scénariste et producteur de cette comédie morbide, il nous offre un revenant à l’humour noir extraordinaire. Les lignes noires et blanches, les décors et monstres farfelus, toute une magie que l’on reconnaîtra dans certaines œuvres qui vont suivre.
Synopsis
Un couple de jeune mariés meurt stupidement d'un accident de la route en ayant voulu éviter un chien. Ils deviennent donc des fantômes coincés à jamais dans leur maison. Devant leurs efforts infructueux pour en chasser les nouveaux propriétaires très dérangeants, ils font appel à Betelgeuse (plus facilement prononçable et reconnaissable sous le nom de Beetlejuice), un « bio-exorciste » fort excentrique.

 

1989 : Batman
Réalisateur de ce premier opus de la série qui correspond bien à son univers fantastique et sombre. Un Joker extraordinaire incarné par Nicholson, bon choix pour ce personnage monstrueux, c’est toujours de ce coté que l’on reconnaît le maître d’œuvre.
Synopsis
À Gotham City, une ville où le crime règne en maître, lutte un justicier masqué vêtu d'une combinaison dont l'apparence s'inspire d'une chauve-souris. Ce dernier est en réalité Bruce Wayne, un milliardaire dont les parents furent tués, sous ses yeux, dans « l'allée du crime » par un truand, Jack Napier, et ses complices. L'enfant, âgé seulement d'une dizaine d'années, fut particulièrement choqué et jura de vouer sa vie à combattre le mal.
Alors que le héros tente de mettre en défaut les hommes de main du parrain Carl Grissom, dans une usine de produits chimiques, Batman précipite involontairement Jack Napier, dont il ignore l'identité ainsi que son lien avec lui, dans une cuve d'acide. Celui-ci, entièrement défiguré, décide de prendre la place de Grissom et de terroriser la ville de Gotham City, sous le nom le Joker.


1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
Un des chefs d’œuvre du maître, les décors, le conte, le monstre attachant qu’est Edward : tous les ingrédients qui font de ses films des morceaux de choix dans ma médiathèque, sans oublier le fabuleux Johnny Depp.
Synopsis
Edward est un garçon peu ordinaire. Fruit de l’imagination et de la création d’un inventeur de génie, il n’a jamais pu être fini à cause de la mort de son créateur. Livré à lui-même, avec son cœur en or, son innocence et ses lames tranchantes en guise de doigts, il va être confronté à la vie dans une société dont il ne comprendra ni les codes, ni les règles, ni les droits, ni les devoirs. Mais où il découvrira certaines émotions… comme l’amour.

 

1991 : Batman, le défi (Batman Returns)
Une suite toute en finesse du premier, un pingouin extrêmement bien réussi, les décors et l’ambiance fantastiques et sombres.
Synopsis
Abandonné dans les égouts à la naissance, le surdoué et richissime héritier Oswald Cobblepot alias "Le Pingouin", enlève le busisness-man Max Shreck, milliardaire et homme phare de Gotham City, bien décidé à faire pression sur ce dernier pour "réaffirmer son appartenance".
Selina Kyle, timide secrétaire effacée de Shreck, découvre par hasard la preuve des intentions peu louables de son patron, qui l'assassine sauvagement. Mystérieusement ramenée à la vie par les chats, elle jure d'obtenir vengeance. Gotham City se transforme alors en la scène d'une lutte implacable pour obtenir le pouvoir. Heureusement, Batman veille...


1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas)
Animation fantastique, un conte qui allie Noël et Halloween, les deux mondes de ces créatures se rencontre pour arriver à une conclusion logique venant de Tim Burton : Un monstre attiré par le rôle du père noël.
Synopsis
Le film présente l'histoire de Jack Skellington, un épouvantail aux allures de squelette, vivant dans la petite ville d'Halloween. En tant que roi de l'épouvante, Jack occupe ses journées à préparer la prochaine fête d'Halloween. Mais le terrible épouvantail, lassé de cette vie répétitive et monotone, va faire la découverte d'un bien étrange village, celui de Noël. Et si cette année, c'était lui qui allait fêter Noël?

 

1994 : Ed Wood
Biographie du réalisateur « le plus mauvais de tous les temps », avec Johnny Depp dans le rôle d’Ed. Malgré l’ambiance de l’époque respectée, on y sent le souffle du maître.
Synopsis
Les déboires du réalisateur sacré « plus mauvais de tous les temps », Edward D. Wood, Jr. Trois métrages de Ed Wood sont sujets du film : Glen or Glenda?, Bride of the Monster et Plan 9 from Outer Space (Ed Wood est un exemple de film contenant un film).


1996 : Mars Attacks!
Un des moins bons films de Tim Burton selon moi. L’humour noir et le fantastique sont au rendez-vous, mais il manque le sombre et morbide au sens stricte pour se rapprocher plus des autres œuvres.
Synopsis
Les martiens attaquent la Terre. Malgré toutes les bonnes intentions des humains, les hommes verts ne semblent pas vouloir la paix.

 

1999 : Sleepy Hollow
Un univers sombre, morbide et fantastique, un Johnny Depp largement à la hauteur de nos attentes. Un très bon film, de bons décors, un film du maître.
Synopsis
En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouvés décapités. Les têtes ont disparu. Terrifiés, les habitants sont persuadés que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane (Johnny Depp) ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, à peine arrivé, il succombe au charme étrange de la belle Katrina Van Tassel.

 

2001 : La Planète des singes (Planet of the apes)
Nouvelle version pour rafraîchir les décors et les personnages vieillissants de l’adaptation du roman de Pierre Boule.
Synopsis
En 2029, un groupe d'astronautes entraîne sur la station orbitale Oberon des singes pour remplacer l'homme dans des explorations spatiales à haut risque.
Suite à la réception d'étranges signaux, les astronautes envoient le chimpanzé Pericles afin d'en connaître l'origine. Toutes les communications entre le primate et la station sont subitement interrompues et le vaisseau disparaît des radars. Désobéissant à ses supérieurs, Leo Davidson embarque dans un des vaisseaux expérimentaux pour aller porter secours à Pericles.
Tout comme lui, il perd le contrôle des commandes puis s'écrase dans les marais d'une forêt tropicale. L'intrépide pilote voit alors un groupe d'humains affolés foncer droit sur lui, et se fait capturer par des soldats-singes parlants. Qu'est-il arrivé sur cette planète pour que des singes en viennent à dominer la race humaine ?

 

2003 : Big Fish
Un conte décalé et fantastique, des décors et des personnages collants aux habitudes du maître.
Synopsis
Will Bloom a toujours été bercé par les récits de son père, Edward Bloom, talentueux conteur d'histoire à l'imagination débordante... au point que son fils finisse par lui reprocher de trop enchevêtrer réalité et fantaisie, à propos de quoi éclate une dispute. Désormais adulte et marié, Will Bloom revient pourtant voir son père lorsqu'il apprend sa mort imminente. C'est l'occasion pour lui de partir en quête de vérité, de lever le voile sur la vie de son père ; c'est l'occasion pour lui d'enfin comprendre l'incompréhensible, non sans un brin de poésie, de sa relation filiale.

 

2005 : Charlie et la chocolaterie (Charlie and the Chocolate Factory)
Adaptation qui colle tant au roman de Roald Dahl tant qu’au monde de Tim Burton, réussite donc. Amusement en perspective, n’hésitez pas. Johnny Depp y est exceptionnel encore une fois.
Synopsis
Charlie Bucket est un petit garçon très pauvre qui vit avec son père, sa mère, et ses quatre grands-parents dans une petite cabane en bois. Il subit la pire torture qui soit car il adore le chocolat, et il habite à côté de la chocolaterie de Monsieur Willy Wonka, le plus grand chocolatier du monde. Sa famille étant sans le sou, il ne reçoit qu'une tablette de chocolat par an, le jour de son anniversaire. Mais, cette année, le chocolatier annonce au monde entier qu'un jour, exceptionnellement, il va ouvrir les portes de son usine à cinq enfants.



 

2005 : Les Noces funèbres (Corpse Bride)
Encore une animation, l’alliance de tous les traits caractéristiques du maître :
Un personnage principal qui a les traits inspirés de Johnny Depp, teint pâle, renfermé, timide.
Des morts, des arbres tordus, des tombes, un représentant de l’église glacial et rigide, des traditions lourdes et pénibles, des revenants prêts à faire la fête. Toute l’ambiance qui fait que j’ai plongé d’un coup dans ce monde et j’ai apprécié ce film plus que les autres parce qu’il mélange tout ce que j’ai apprécié dans les précédents.
Synopsis
Au XIXe siècle, dans un petit village d'Angleterre, Victor Van Dort, fils de nouveaux riches, et Victoria Everglot sont promis l'un à l'autre (au grand dam des parents de Victoria à la petite noblesse ancestrale et au coffre vide) alors qu'ils ne se sont jamais vus. Coup de foudre immédiat de ces deux personnages touchants de gaucherie pour lui et de douceur pour elle. Mais par mégarde et dans des conditions fantasmagoriques, Victor se retrouve marié à l'énergique cadavre d'Émilie, une mystérieuse mariée, qui l'entraîne de force dans le monde des morts.

Par Corky, le 20 Octobre 2007

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